|
L’histoire du graffiti est celle d’un mouvement underground, né au rythme du Hip-Hip des années 70 dans les ghettos américains. C’est un art populaire, sauvage et éphémère. Sauvage parce que réalisé dans l’espace public de manière illégale, et éphémère car sa durée de vie, soumise aux contraintes extérieures, est forcément limitée. Les interdits qui frappent cet art urbain dès ses premiers balbutiements en Europe n’arrêtent en rien son expansion dans les années 80. A la fin de la décennie, c’est un véritable phénomène de mode qui gagne sa légitimité artistique sous la plume des journalistes et sur les cimaises des musées. Hormis les murs des villes, le mobilier urbain et les transports collectifs, les graffeurs réalisent des œuvres sur toile, papiers ou palissades, désormais prisées par un nombre grandissant de collectionneurs.
|