Le marché des sculptures d’Arman (1928) [23/08/2005]
L’artiste niçois Fernandez ARMAN est le sculpteur contemporain français le plus représenté en salle des ventes. En 2004, avec plus de 400 pièces proposées à la vente et 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, il occupe la 20ème place du classement des sculpteurs établis par Artprice.
En 1955, l’œuvre d’Arman Fernandez se détache de ses influences fauves et cubistes pour réaliser des « cachets », constructions graphiques couvrantes réalisées à l’aide de tampons-encreurs et de pochoirs. En 1958, il adopte le nom d’Arman, suite à une erreur d’imprimerie. Un an plus tard, l’aire des accumulations commence, d’abord avec des poubelles, des ordures amassées dans un polyèdre de plexiglas, puis avec les accumulations d’objets usuels et semblables. Dans les années 60’, suivent les « colères » et les « coupes » : objets brisés ou soigneusement sectionnés en tranches ou encore brûlés. A la fin des années 70’, Arman commence une carrière en bronze, s’inspirant de ses anciennes séries. Ce sont ces pièces souvent adjugées entre 1000 et 10000 euros que l’on retrouve le plus souvent en vente. Désormais, 50% de ses œuvres sont échangées moins de 3 000 euros.
En parallèle, les pièces historiques peuvent atteindre plus de 100 000 euros. Son record date de 1989. A l’époque, « Subido al Cielo », une coupe de contrebasse de 1961, a été adjugée 330 000 $ chez Sothebys’ New York. Avec une colère, cette coupe est la seule des deux œuvres de l’artiste exploitant une contrebasse.
Après avoir fortement baissée au début des années 90’, la cote des sculptures d’Arman a doublé entre 1996 et 2005, de sorte qu’aujourd’hui, elle est pratiquement au même niveau qu’à l’époque de son record. Si une pièce importante se présente, elle pourrait se hisser au plus haut niveau. Depuis le début de l’année, 3 de ses sculptures ont été adjugées plus de 100 000 euros, soit autant en 6 mois qu’en 14 ans !
Soutenu par d’importantes expositions à travers l’Europe, dès les années 60’, son marché est véritablement international. Si 45% de ses œuvres s’échangent en France, elles s’exportent facilement à Londres (11% des transactions), en Italie (11%) et en Scandinavie (10%).
Les amateurs trouveront aussi sur la place de marché Artprice un très large choix d’œuvres. Pas moins de 35 pièces sont à la vente, dont un grand nombre est proposé par des galeries référencées Artprice Stores. Les plus notables sont une technique mixte de 110x134 cm, réalisée à partir de brosses et acrylique sur toile, proposée 48 000 euros par la Galerie Ferrero (Paris) et une imposant assemblage de 1989 (instruments/tubes/acrylique) provenant de la Galerie Beaubourg, proposé 44 000 euros chez Artcash.com SA (Luzern).
A moindre budget est présenté un très large choix de lithographies chez Art-cadre.com, Place des Arts et Ro Gallery.
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